24.12.2008
le long ZOB du Père Noël...
Il avait un peu trop mangé au dernier réveillon

11:47 Publié dans Epicurisme et puis c'est tout ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : zob, zébu, ventripotence
24.09.2008
The "French Paradox"
« Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais qu’t’as le cœur gros
Mais il faut le soulever, Jef »
Jacques BREL, Jeff
& Roselyne, hymne de Weight Watchers
Voici l’heure bénie.
Voici l’heure où tous les épicuriens et touts les épicuriennes de la Terre vont enfin pouvoir arrêter de se cacher. Fini le temps où il fallait dissimuler son pot de rillettes de canard dans le panier de linge sale, le temps où on ne pouvait plus s’empêcher de glisser une petite tranchette de magret dans sa poche avant de partir au boulot, le temps où l’on n’osait pas dire à sa petite amie que l’on préfèrerait s’enduire le sexe de foie gras aux figues plutôt que de Nutella pour certains jeux érotiques.
Honteusement, toujours…
Gourmand, gourmande, glouton, gloutonne, voici donc notre sauveur :
Oui, l’Oie, le noble animal, tellement plus digne qu’une dinde, tellement moins cruche qu’une pintade. L’oie du Temple de Junon qui sauva Rome des invasions barbares en -390 av. JC, l’oie qui fit voyager Nils Holgersson à travers la Lapponie, l’oie qui s’ouvre gentiment le bide pour qu’on lui goulotte son gros foie turgescent.
« Mais pourquoi donc ? » s’interrogent certains esprits sceptiques.
Et je les comprends. Mais je vais vous éclairer.
Parce que, Mesdames, Messieurs, sachez que tous les nutritionnistes et diététiciens du monde s’accordent à dire qu’il existe un « French paradox » (Googlelisez si vous doutez !) : En effet, suite à plusieurs études menées plus précisément dans le Gers et dans le Quercy, ils se sont aperçus que dans ces régions du sud-ouest de la France, malgré une nourriture très riche, le taux de mortalité par accident vasculaire ou coronarien était très faible par rapport aux autres régions du monde (We are the champions, my friends !)
Etonnés, ils furent. Et inquiets. Eux qui jusque là ne juraient que par le régime Crétois, le régime qui garantit santé et longévité à tous ceux qui aime sucer trois noyaux d’olive trempés dans de la feta et roulés dans une sardine séchée, voilà qu’ils devaient défendre les bienfaits sur le corps du triptyque salvateur foie gras / confit / magret… Plus pommes de terres sarladaises pour la quantité de légumes. (Je sais que les patates ne sont pas des légumes, mais il y a un peu de persil sur les patates sarladaises, CQFD)
« Mais pourquoi un tel miracle ? » se demandent les esprits sceptiques mais intéressés.
Et bien tout simplement parce que la graisse d’oie est un acide gras insaturé alors que les autres graisses sont des acides gras saturés. Et les acides gras insaturés, ça donne du mauvais cholestérol.
Penchons-nous sur un microscope pour mieux comprendre le phénomène :
On peut voir là un exemplaire de mauvais cholestérol. Oh que oui, il a l’air mauvais !
Mal rasé, l’œil glauque, un marcel défraîchi et un slip kangourou qui laisse dépasser une roubignole velue, il se déplace de façon patibulaire dans nos artères avec son odeur caractéristique de sueur et de graillon.
Au même moment, on voit arriver un petit groupe joyeux de globules rouges transportant leur petite bulle d’air des poumons vers les muscles. « Aï-hi, Aïe-ho, on repart au boulot ! » chantent-ils gaiement en sautant de plaquettes en plaquettes et osant quelques clins d’œil aux globulettes blanches bien roulées croisées en chemin. Les pauvres innocents ne se doutent de rien….. Mais là, à une intersection, le mauvais cholestérol saute sur un globule rouge et crac ! Le sodomise brutalement. Le p’tit globule change vite de chanson : « Aïe aïe aïe ! Ouille ouille ouille ! ».
Pendant ce temps, le mauvais bougre en veut toujours plus. Il est insaturé, rappelez-vous. Alors un par un, les p’tits globules vont jouer contraints et forcés le remake de Brockback Moutain.
En définitive, après quelques jours, tous les globules sont apeurés. Ainsi, pour éviter de se faire à nouveau rempoter à la truelle, ils longent les murs, se collent le dos aux parois des artères et s’y agglutinent.
Et voilà donc pourquoi le mauvais cholestérol bouche les artères.
(Si, si c’est scientifique…)
D’ailleurs, un bonheur n’arrivant jamais seul comme dirait un condamné à la chaise électrique un jour de coupure EDF alors qu’il n’avait pas payé sa facture, d’autres scientifiques ont mis en évidence que la consommation de quelques verres de vin par jour améliore l’écoulement artériel.
...Alléluia !
Hip hip hip hourra !
C’est à boire, à boire, à boire, c’est à boire qu’il nous faut !
Pourtant, c’est également li(m)pide comme raisonnement scientifique :
Le mauvais cholestérol, une fois qu’il s’est pris une bonne biture avec tout ce qu’on ce qu'on a ingurgité comme alccol la veille et qui reste dans le sang, il est encore moins frais que d’habitude. Il a une haleine de fennec qui aurait bouffé des choux de Bruxelles, il se gratte la roupette baladeuse dans des mouvements saccadés et disgracieux et surtout titube comme un bidibulle. En le voyant arriver, les globules blancs n’ont plus vraiment peur. Il leur suffit de s’éloigner en courant pour échapper à l’ultime outrage.
Voilà pourquoi avec quelques verres de vins chaque jour, c’est Space Moutain dans nos artères.
Voilà donc pourquoi, esprits anciennement sceptiques et désormais convaincus, si vous vous délectez de bons produits du terroir au lieu de risquer l'anorexie en avalant une demie-feuille de salade sans sauce à chaque repas, vous vivrez aussi vieux que Jeanne Calment avec l'énergie d'un jouvenceau durant son premier coït.
D'ailleurs, puis que l'oie a tellement de pouvoir bénéfique, à l'image de la mère d'Achille qui trempa son fils dans le Styx pour le rendre invunérable, je trempe régulièrement mon fiston dans de l'oie grasse pour l'aider à avoir une bonne santé.
(Pour les verres de vin, j'attends un peu, je précise au cas où quelqu'un veuille m'envoyer la SPA)
Je laisserai un grand poète du siècle dernier conclure de sa belle plume cet article scientifique :
"Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
acide gras saturé"
Je dédie cet article à Connasseee grâce à qui j'ai gagné au moins 10 années de vie en plus.
La semaine prochaine, nous saurons enfin si Chuck Norris a sauvé les Gaulois,
Et si César a trouvé du laurier,
Et si la mode des sandalettes à lanières a passé les Alpes.
13:50 Publié dans Epicurisme et puis c'est tout ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note















