15.03.2009
Hors série N°1 - interlude pluriculturel
J'ai le plus beau des papayou lélé
Qu'on ait vu depuis des années"
CARLOS (sans Tana) - Papayou


15:15 Publié dans La grande évasion... | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : petits pères, madagascar, le bal des petits pères, l'alibi
20.11.2008
On a pas mal gâché en Malgachie....
.... Rugbystiquement parlant, s'entend. Parce que c'était tout de même le but initial du voyage : d'aller défier les Malgaches dans leur sport roi qui est le rugby. Si, c'est vrai, il y a un véritable engouement pour ce sport, même si les gamins jouent pieds nus sur des terrains de fortune, sans herbe.
Par contre, les deux équipes que nous avons rencontrées, c'était un autre calibre. Et des jeunes qui courrent le 100 mètre en 10''5, ça commence à devenir dur pour mes vieilles jambes arthritiques de trente-cinquenaire. Comme de jouer à midi, 35° à l'ombre, plus de 50° au soleil, sous les tropiques. Alors oui, nous avons perdu les deux matchs, mais avec les honneurs. Et de fait, on s'en fout. Ce qui compte, ce sont les sourires reçus, et les accolades échangées et les soirées partagées ensuite, après avoir distribué aux différentes équipes rencontrées et aux responsables des écoles présents tout le matériel que nous avions amené. (plus de 400 kg tout de même). la chaleur de ces échanges, ça n'a pas de prix et ça vaut toutes les victoires du monde.
Bon, fin de la partie sportive destinée à mes lecteurs sportifs, ceux qui ont le muscle saillant, le pectoral rebondi, l'abdominal dessiné, l'oeil vif, la truffe fraîche et le poil soyeux. D'ailleurs Mesdames, si vous voulez adopter un rugbyman, faites une annonce dans les commentaires, je ferai suivre à un refuge qui a de beaux spécimens déjà propres et apprivoisés.
Parce que le sport, c'est bien, mais la découverte d'un pays, c'est mieux !
Alors que puis-je dire sur Madagascar ? Déjà, je suis désolé de ne pas avoir posté de là-bas. Dire que c'est pays non équipé, c'eut été mentir. Dès le premier cyber-café rencontré, on s'aperçoit que nous arrivons pile le jour de la révolution informatique !
Bon, après tests sur les différentes machines, on a estimé qu'il y avait environ 56 Ko de débit... Répartis sur les 4 machines de l'endroit. Bref, pas facile de charger des photos... Mais certains ont réussi ! (moi, je n'ai aps eu le courage)
Sinon, parlons gastronomie : Bon, autant le dire tout de suite, il ne faut pas aller à Mada pour se faire une orgie des papilles. Hormis sur la côte où l'on trouve des poissons grillés et des langoustes à gogo pour une bouchées de pain (.. ah oui, quand même !), partout ailleurs, le plat roi, c'est le Zébu. grillé, rôti, mariné, bouilli, mais toujours du zébu. Alors c'est gentil le zébu mais c'est tout de même vachement moins charnu qu'une bonne grosse charolaise (Je parle du ruminant, pas de l'habitante de Saone-et-Loire, même de celle qui a le sein lourd et laiteux). Dans une côte de zébu, il y a surtout de l'os et du cuir. Alors ça lasse un peu, le zébu dans l'assiette.
Heureusement, grâce au passé colonial de Madagascar, il subsiste par endroit quelques traces de la grande gastronomie française.
Mais surtout, qui dit tropique dit "tourista" pour pas mal de gens. Ceci dit, à Madagascar, ils annoncent tout de suite la couleur dans les boutiques alimentaires !
Et qui dit contrée tropicale dit également eau à consommer avec grande précaution, voir pas du tout. L'eau, c'est dangereux. L'eau, ça peut être mortel. L'eau c'est le diable en bouteille qui se gargarise au bouillon de culture des fosses sceptiques de Belzebuth. Alors on se rabat, contraint et forcé, sur l'alcool... dont la pub vante les bienfaits pour la santé (Evin s'étranglerait !)
Le THB que vous voyez en dessous, c'est la bière local. Three Horses Beer. Une religion là-bas. Un sacerdoce devrais-je dire ! En toute franchise, ni meilleure ni moins bonne qu'une bière banal. Mais bien fraîche sous le cagnard, c'est la jouissance ultime. Et puis à environ 0,80€ la grande bouteille, on se laisse vite aller à en boire toute la journée et toute la nuit.
Bon, je ne parle pas des desserts locaux parce qu ce n'est pas leur fort non plus... banane flambée, banane à la cannelle, ce n'est pas très varié. A la rigueur, dans certains cas, le dessert est une sorte de message subliminale pour te dire que tu vas peut-être passer une bonne soirée... Non, je suis sur de ne pas être le seul à avoir l'esprit tordu !
Petit mot sur l'éducation à présent : Soyons franc, j'ai vu plus de gamins trainer dans les villages ou travailler dans les rizières que d'écoliers en uniforme se rendre à l'école. Pourtant, l'éducation s'ouvre à tous, garçons et filles. Sans distinction.
Néanmoins, je n'ai jamais vu d'enfants aussi contents de recevoir des cahiers et des stylos pour aller à l'école !!!
Pour l'explication démographique, la taille moyenne est de 5,8 enfants par famille (pour un taux de fécondité supérieur à 7). Ce qui fait qu'au final seulement un ou deux des enfants d'une même faille, au mieux, vont à l'école. Pourtant, une politique incitative semble être mise en place et à-côté, des plannings familiaux s'ouvrent. Bon, il leur reste maintenant à devenir accueillants...
Petit mot sur les transports parce que c'est folklorique à souhait. Dans la capitale, Tana, tous les taxis sont des 2CV ou des 4L (sauf quelques R12 et R16 qui subsistent, voir des talbot horizon). Parfois pourtant, malgré ces antiquités plus ou moins roulantes, le virus du "tuning" sévit...
Bref, tout ça pour dire, en fait, qu'hormis à Tana, dans toutes les autres villes visitées, le véhicule roi, c'est le pouss-pouss. Au début, certains ont eu des réticences à monter dedans et à se faire tracter par un homme courant les pieds nus. Mais rapidement, on comprend qu'ils ont besoin de bosser, eux aussi. Alors on se lance... et franchement, on apprécie ! C'est vraiment agréable pour décourvir une ville et tout de même vraiment écologique, comme moyen de transport, non ? Comme on est un peu crétin, parfois, on a même organisé des courses de pouss-pouss. L'éclat' totale. Pour nous (bon, je le dis sans amertume car les gars, on les a largement récompensés... ). Mais il fallait voir leur tête quand deux gars de plus de 100 kg montaient dans la carriole pour comprendre que ce n'est pas un métier facile (bel euphémisme). J'espère que eux n'auront pas la retraite à 70 ans...
Encore un mot sur les us et coutumes locales : là-bas, le gendarme n'est pas un être froid et obtus. Non, à Madagascar, le gendarme rit dans la gendarmerie.
Voilà, on regarde en souriant ces quelques clichés et anecdotes mais il ne faut pas oublier une chose : Les Malgaches sont des gens éminemment accueillants, chaleureux, cordiaux et souriants. C'est un plaisir perpétuel que de les rencontrer, les découvrir et d'apprendre à les comprendre. Mais n'en déplaise à Monsieur Charles A., non, la misère n'est pas moins pénible au soleil et derrière les sourires de façade, il y a des regards ou des situations qui ne trompent pas et on ne peut pas être un touriste lambda dans ces situations-là.
Et ça aussi, c'est très important, voir vital pour que cette jeunesse s'épanouisse. Bravo à l'association des guides pour avoir fait ce tee-shirt et aux guides de le porter...
Voilà. Mais pour ne pas terminer sur ces sujets graves et tristes, je vous laisse sur quelques paysages qui m'ont fait rêver durant ce voyage. Et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur Madagascar et de façon un peu plus sérieuse, je les invite à parcourir le blog de Nath de Pokanel qui s'occupe d'une association humanitaire franco-malgache.
00:27 Publié dans La grande évasion... | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : éducation & vasectomie, no child sex tourism















