04.08.2009
L'aimant est dans le placard

« Regarde, mon chéri, je t'ai fait une surprise. J't'ai rapporté un tee-shirt, il est mignon comme tout »
Et le pauvre gars se retrouve avec le truc ringard, immettable, rose à bandes violettes ou à petits pois verts soi-disant « bien assortis à ses chaussures », pire que le maillot de meilleur grimpeur du Tour, et il est obligé de faire semblant d'être content sous peine de crise à côté de laquelle le conflit Israëlo-Palestinien passerait pour une dispute de cour de récréation.

Ensuite, il est obligé de le porter, forcément, sinon ce sont des jérémiades à faire pleurer un cageot d'oignons, et il se retrouve à la soirée entre copains affublé de son drapeau Tchétchène à manches courtes, et comme il fait 35° en plein mois d'août il n'a même pas pu avoir l'excuse du pull à passer par dessus.
Je ne vous parle pas de la tronche hilare des copains, qui lui demandent si c'était cher chez Emmaüs.
Le seul bon moment de la soirée, finalement, c'est quand les panthères desdits copains demandent à sa femme où elle a déniché ce magnifique objet, pour pouvoir offrir le même à Marcel pour son anniversaire...
Au final, je crois qu'il vaux mieux laisser les hommes chosir leurs fringues. Au pire, Mesdames, vous rigolerez de bon coeur ! Et si vous voulez vraiment achetez des habits pour les autres, pensez à votre chien...

Son regard veut tout dire, non ?
NB : Non, je ne me transforme pas en blog de modasse !
A la semaine prochaine... normalement. Bonnes vacances aux aoutiens.... et bon courage aux juilletistes.
16:25 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : placard, etude débile, troussade, je change de slip à chaque coupe du monde, a nous les petites anglaises
01.07.2009
Necro Spirituals


Alfred B. Nobel (1833-1896), était un homme qui devait sa fortune à la production d'explosifs et qui fut, entre autres, l'inventeur de la dynamite.

Existe aussi en version Braille pour ceux qui n'arrivent vraiment pas à lire l'heure...
On peut se demander ce qui motiva ce suédois manufacturier en munitions à honorer et récompenser les bienfaiteurs de l'humanité via les prix qui portent son nom ?
Surtout que la dynamite, je n'en ai jamais utilisé mais d'après tous les reportages vu sur les chaines spécialisées, ça n'a pas l'air bien dangereux. Tom, Gros Minet et le Coyote s'en prennent plein la gueule à longueur de temps et ça ne les traumatise pas plus que ça...
En fait, la création des prix Nobel a découlé d’un évènement inattendu. Lorsque le frère d’Alfred Nobel mourut, un journal publia par erreur dans la rubrique nécrologique une longue biographie d’Alfred. Ceci lui procura une chance bien rare : lire sa propre notice nécrologique. Et ce qu’il lut dans ce journal l’épouvanta : il y était décrit comme l’homme qui, plus que quiconque, avait inventé le moyen de tuer un grand nombre de gens de façon instantanée.
A ce moment, Alfred Nobel prit conscience de deux choses : il sut que ce serait le souvenir qu’il laisserait derrière lui et qu’il ne voulait surtout pas laisser un tel souvenir derrière lui. Peu après, il créa les prix Nobel.
Et vous, si vous deviez quitter le monde demain, que dirait votre nécrologie ? Serait-elle telle que vous la souhaitez ?
Et au passage, bon été à tous et
bonne vacances aux juilletistes.
18:09 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : hebdonakito, nécrologie, jordy, alfred nobel, prix nobel
23.06.2009
La Philo selon Nakito
Il y a quelques jours, nos chères têtes blondes ont débuté les épreuves du Baccalauréat 2009. Je dis sans abus de langage "nos chères têtes blondes" car le plus jeune candidat à 13 ans et demi. Et comme il ne doit pas être idiot, il y a fort à parier qu'il l'aura, son Bac. Et puis parti sur son rythme, je le vois bien ingénieur à 17 ans ou cardiologue à 19. La classe...
Mais vous, est-ce que vous vous feriez faire un pontage coronarien par un adolescent boutonneux avec son IPod sur les oreilles et le jean sous le cul ?
Est-ce que vous confieriez l'étude aérodynamique de l'écoulement d'air autour du fuselage d'un Airbus A330 à un jeune qui file après le boulot à une bourse d'échange de carte Magic ou voir la quotidienne de Secret Story 3 ?
Laissons-les vivre leur jeunesse...
Bon, la mienne, elle commence à se faire lointaine vu que je viens de percuter que ça fait exactement 20 ans que j'ai planché sur cette épreuve fétiche. Néanmoins, je sens que j'ai de beaux restes (intellectuellement parlant, j'entends...). Alors pour aider mon (jeune) prochain, voici quelques pistes pour savoir si vous êtes dans le vrai après les épreuves de philosophie qui ont comme chaque année accouché de sujets aussi étranges que casse-gueule.
En section S (section scientifique) :
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Oui.
"Est-ce que tu baises ?" .
Je défis quiconque de trouver une formule scientifique permettant de déduire la réponse à l'avance. Bon, empiriquement parlant, on peu avoir un faisceau de présomption suivant les protagonistes et la situation. Si tu ressembles à Sim après 5 rounds contre Tyson, si tu es grand comme Sarkozy, velu comme un gorille tombé dans une marmite de Foltène et que quand tu lèves les bras en l'air, tes auréoles fleurent bons le Serengeti et la carcasse de buffle en décomposition depuis 15 jours, oui, si toi, le Casanova de la Parade des Monstres tu croises Halle Berry et que tu lui dis de ton plus beau sourire mono-denté et pluri-postillonaire "est-ce que tu baises ?", il y a statistiquement une forte probabilité que la réponse t'oriente vers une compensation manuelle à ta frustration.
Et encore, ce n'est pas sur... Attends, je ne te parles pas là de beauté intérieure ou de tout le bla-bla qui rassure les tromblons, je dis juste que Halle Berry... elle cause pas Français ! Alors comme a dit un grand philosophe contemporain, Jean-Claude Duss : "Sur un malentendu, ça peu marcher."
Mais comme les correcteurs apprécient aussi que tu glisses de-çi de-là dans ta dissertation une référence à un philosophe plus conventionnel, tu peux citer Platon en remplaçant la question ci-dessus par :
"Allez Halle, met-toi à 4 pattes, je vais revisiter le mythe de la caverne".
(C'est ce qu'on appelle une relation "platon-nique")
Est-il absurde de désirer l'impossible ?
Si j'étais très feignant, je pourrais dire : Regardez ci-dessus, ça marche aussi. C'est un peu ça la philosophie, deux ou trois maximes d'illuminés que l'on sort de leurs contextes et que l'on replace à tous les sauces. Et Jean-Claude Duss, il très fort fort pour ça.
Pourtant, chacun désire l'impossible : Le supporter marseillais qui rêve de voir son équipe remporter la coupe d'Europe, la mère qui demande à sa fille de raccrocher le téléphone, le soupirant qui demande à sa conquête son âge véritable, Brice Hortefeux qui nous demande d'admirer son travail chiffres à l'appui, les parents qui espèrent que leur fils de 9 ans ne tapera pas sexe ou gros nichons sur Google dès qu'ils auront le dos tourné, etc... Est-ce absurde? A vous de voir...
Mais quelqu'un a dit : "Soyez réaliste : Demandez l'impossible".
Et il l'a obtenu.
C'est Ernesto Che Guevara.
En section ES (Economique et Sociale) :
Que gagne-t-on à échanger ?
Des MST.
C'est ce qu'on appelle des "bourses d'échanges".
Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
Avril 1345 : Jean, paysan dans le comté du Duc De Sarlat, se lève vers 6h10 au chant du coq du voisin et avale un demi-bol de lait qui est tout ce que la vache Marguerite, famélique et frustrée de ne pas pouvoir encore regarder passer les trains, peut donner de ses pies rachitiques. Il s’en va ensuite à pied sur ses terres à l’autre bout du canton, va labourer à la main ses 12 arpents de terre de 8h à 18h en plein cagnard, revient chez lui, mange une miche de pain, un œuf ( car le connétable du Duc est passé prélever les autres) et une soupe de foin et de pattes de poulet, puis va honorer frénétiquement sa femme car c’est la seul distraction puisqu’ils n’ont pas encore le câble, et finalement va dormir sainement vers 22h.
Avril 2009 : Jean, descendant du 1er jean, est trader à la Société Générale. Il se lève avec France-Info à 7h45, avale un grande café Nespresso avec toasts beurrés et pain au chocolat, saute dans un taxi direction son bureau, jette un coup d’œil à Internet (la bourse, les résultats du PSG, l’hebdo de Nakito), le midi va faire un déjeuner d’affaire à l’Hippopotamus ou il fait honneur à une belle côte de bœuf, retourne bosser après un détour par le Starbucks du coin ou il prend un cookie et un macchiato caramel XL (mais au lait de soja pour se donner bonne conscience).
De retour chez lui à 19h il se détend devant la Roue de la Fortune avec un apéro et des chips, puis commande une pizza chez Speed Rabbit Pizza car sa gourdasse de femme n’a pas préparé le repas puisque c'est jour de soldes, regarde la soirée de Ligue des Champions vautré dans son sofa en déscendant 4 canettes de Kro et s’endors dans son canapé en éructant bruyamment tandis que sa femme calme sa frustration avec son vibromasseur "speed Rabbit", sans pizza.
Jean 1er mesure 1m67, pèse 54 kg et décèdera à 38 ans de la grippe espagnole après avoir donné naissance à 8 enfants dont 3 ont survécu, sous le regard triste de son épouse qui regrettera son aimé.
Jean 2nd mesure 1m78 et 94kg, décèdera à 64 ans de complications cardio-vasculaires, seul car sa femme s’est barré avec son collègue et son unique fils (né par FIV) a été renié depuis qu’il a avoué avoir voté écolo.
Alors oui, le développement technique a transformé l’homme.
En section L (Littéraire) (autre que les mangas, quoi) :
Le langage trahit-il la pensée ?
Toute bonne simulatrice saura répondre beaucoup mieux que moi à cette question.
L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ?
Prenons une fable philosophique historique :
« La maitresse demande à Toto :
- Toto, si tu achètes 6 bouteilles de vin à 4 euros, chacun, ça fait combien ?
- - Chez moi ça fait 3 jours, M’dame…. »
Là l’impartialité est donné par l’absence de référence historique identifiable et l’objectivité de l’histoire réside uniquement dans l’excellente boutade qu’elle comporte. (si, si…)
Par contre, si l’histoire commence par « la maitresse demande au petit Borloo, etc… »
Tout de suite, le lecteur se braque : le narrateur va-t-il se moquer des Borloo en tant que poivrot, des gens qui se coiffent dans un bol de soupe, de ceux qui repassent leurs costumes comme ils font de l’Origami, bref, le lecteur s’interroge sur la finalité de mon discours et en perd la substantifique moëlle qui est la boutade finale. Et poilante (si, si…)
A l’inverse, si l’histoire commence par :
« le petit Toto arrive le tee-shirt maculé de tâches violettes, l’haleine qui exhale le fumet du charnier de Timisoara après les vendanges, et des pin’s de Jose Bove partout sur son palto ou trône un camembert bien fait en guise de pochette distingué… » on sens le parti-pris du narrateur envers la catégorie socioprofessionnelle des pochtrons amateurs de rouge…. Et on image que le débat va tourner autour de ça.
Et la boutade finale va tomber à l’eau.
(Il y aura au moins eu une goutte d’eau dans cette histoire)
J'espère sincèrement vous avoir aidés et avoir attenué votre stress avant la publication des résultats...
Je suis honnête, je ne vous garantie pas une corrigé circonstancié de l'épreuve de maths. Mais je jetterai au cas où un oeil sur les sujets de d'Histoire et de Sciences de la Copulation Vie et de la Terre.
24.02.2009
Eloge de la différence
Toujours, faut se tenir debout,
Bipède à station verticale,
Parfois... parfois...
J'ai la nostalgie d'la gadoue"





11:58 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : darwin, tabatha cash, la femme parfaite est muette et vit à 4 pattes, femmes-girafes, nakito
04.12.2008
Noble or Nobel II (noblesse médicale)
Souffrant d'une modestie quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femmes et mes docteurs."



13:46 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : pipe simiesque, chtouille, accouchement giratoire
27.11.2008
Quand la virilité fait Pschittt...
« …Pauvres Diables, que nous sommes,
Pitoyables, vulnérables, nous les hommes...»
Julio Iglesias, Donneur universel
Messieurs,
(oui, je m’adresse en priorité aux hommes mais restez, Mesdames, vous êtes concernées également)
Vous n’avez pas pu échapper à cette info qui parcourt les rédactions et que les journaux relatent lorsque le match de boxe entre les deux Walkyries ménopausées du Parti Socialiste laissent un peu de place au reste de l’actualité. Donc voilà, c’est scientifiquement prouvé, la qualité du sperme de l’homme diminue dangereusement en ce moment. Depuis une quinzaine d'années, les épidémiologistes constatent une détérioration de la fertilité masculine mesurée notamment par les caractéristiques spermatiques chez les candidats au don de sperme.
Dans les chiffres, les scientifiques estiment que le nombre de spermatozoïdes a diminué de presque moitié en 50 ans. Ce qui n’est pas négligeable, même si on parle tout de même en dizaine de millions par millilitre (45 millions / ml en moyenne contre 85 millions / ml il y a 50 ans).
Dans la pratique quotidienne, ça ne t’empêchera pas d’arroser les pages « lingeries » de la Redoute à 12 ans, tout ce qui bouge à 20 ans, ta secrétaire à 40 ans et les pages « gaines et bas de contentions » du catalogue Daxon à 60 ans.
Par contre, si tu as des envies de perpétuer l’espèce, ça peut poser quelques problèmes. En effet, même si dans l’absolu un seul spermatozoïde et un seul ovule suffisent pour faire un môme qui va te casser les couilles pendant 20 ans, il est avéré dans les faits qu’il faut un nombre « normal » de spermatozoïdes pour engrosser Madame. Donc si tu as un doute quant à tes pouvoirs reproducteurs, il faut aller faire un spermogramme.
Un spermogramme, c’est un examen médical classique qui s’effectue dans un laboratoire agréé, ça n’a rien à voir avec un test de Rorchard fait sur un kleenex maculé d’un éjaculat douteux.
Tu t’y rends un peu crasseux mais avec plein de déodorant car il est demandé de ne pas se laver à l’eau chaude durant les 4 jours précédents. Enfin, tu peux quand même te passer un gant sous les aisselles parce que ce n’est pas ça qui sera examiné en premier. A l’accueil, une charmante hôtesse te demande de remplir un questionnaire. Antécédents médicaux, traitements en cours, date du dernier rapport. Là, tu glisses fièrement et discrètement à l’hôtesse « 4 fois hier, mais j’avais du boulot », mais ta femme juste derrière te reprend « une fois la semaine dernière et ça a duré 4 minutes, il n’a pas eu le temps de fait chauffer la marmite ». L’hôtesse acquiesce en disant que c’est mieux car il faut avoir fait abstinence durant au moins 48 heures avant.

Là, l’hôtesse te demande de la suivre et demande à Madame de patienter en salle d’attente car les conjointes ne sont pas acceptées en « salle de prélèvement ». Toi, subitement, t’es content. Tu suis la fille en regardant fixement son petit cul qui balance, à gauche, à droite, à gauche, à droite, à g…Euh, Pardon ? là, je dois suivre votre collègue maintenant ? Votre collègue c’est celle qui ressemble à Ticky Holgado, là ? … le soufflé retombe…
Arrive le moment fatidique : la laborantine velue te tend une coupelle en verre et te fait entrer dans une pièce sans fenêtre, en ajoutant avec la voix d’Omer Simpson : « Il y a des revues pour vous aider ». Oui, bonjour les revues ! Un Play-Boy de mai 1982, celui de 1986 avec Danielle Gilbert mais un amoureux secret a du arracher les pages alors il ne reste que l’horoscope et une pub pour « Fruité », bref, que du cresson et de la frisée sans lardon, rien depuis l’invention de l’esthéticienne et du ticket de métro. Et pour les poètes et les littéraires, quelques vieux numéros de Union où Lettres Intimes. Torride…Ou pas.
Bon, quand faut y aller, faut y aller. Tu prends le taureau par les cornes… Enfin, plutôt le diable par la queue, et tu commences. Et tu fermes les yeux. Tu imagines un truc salace avec la petite voisine du 5ème tout en pensant de dire à ta femme que tu as pensé à vos dernières vacances ensemble.
Au moment où, enfin, tu commences à être concentré sur ce que tu fais, tu es dérangé par une voix caverneuse qui beugle de la pièce à côté : « Z’auriez pas un vieux Chasseur Français ? Ou un vieux Télé 7 Jours avec Laurence Boccolini ? ». La fraction de seconde où tu imagines ton voisin en train de faire la même chose que toi avec Boccolini en support érotique, ça suffit à tout faire retomber…. Alors tu recommences…Oui, là, ça va venir…. Presque…
« Surtout, visez bien la petite coupelle, hein ! » crie à ce moment là ta laborantine pithécanthrope en tapotant à la porte.
« Ta gueuleeeeee, le fox à poil dur ! », penses-tu intérieurement. Mais trop tard, la tour de Pise s’est écroulée, il faut tout rebâtir.
Bon, au final, tu finis tout de même par y arriver. Tu sort un peu gêné avec ta coupelle remplie de ta descendance perdue et tu la tends pudiquement à la nana qui regarde avec insistance le contenu : « Mouais, ça devrait aller… »
C’est grâce à ça que ensuite, tu connais tout de tes capacités reproductrices, c’est à dire la concentration en spermatozoïdes, le nombre d’actifs (c’est important) et aussi leur motilité. Oui, la motilité, c’est un mot savant qu’utilisent les scientifiques pour montrer qu’ils sont savants. Mais au final, c’est la même chose que la mobilité. Et la mobilité du spermatozoïde, c’est important. Vital, même. Parce que même si tu es plus Poutre de Bamako que format petit Cocobat, tu n’arriveras jamais à déposer tes spermatozoïdes juste sur le paillasson de la maison de l’ovule. Non, tu leur fait faire la moitié du chemin et ensuite, ils se débrouillent tout seuls pour trouver le Graal. Il faut donc qu’ils soient assez costauds pour se déplacer et nager longtemps (Oui, l’intérieur de Madame, c’est un peu une cité lacustre mais les spermatozoïdes n’ont pas de gondoles et ne chantent pas « Ô Sole Mio » ) avec l’aide de leur flagelle, qui est le filament mobile qui sert d’organe locomoteur. Un peu comme une queue pour un poisson. Donc en fait, avec une queue solide et puissante, la reproduction est améliorée… Mais seulement au niveau microscopique.
Mais de façon générale, pourquoi la fertilité masculine diminue-t-elle dangereusement ?
Parce que l’environnement est tout pourri. Et qu’il y a peu de chance que ça s’améliore. Dans le cas présent, il semble que la pollution, les pesticides, les phtalates dans les plastiques, etc., tout ça occasionne des troubles dans les organes génitaux masculins, certains troubles étant même développés dès la naissance où dans le ventre de la mère (le nombre de malformations génitales chez les garçons a doublé en 20 ans). Récemment, on a découvert que certains biberons relâchaient dans le lait une molécule chimique très proche de l’œstrogène, molécule qui absorbée par les petits garçons crée des retards physiologiques ou des dysfonctionnements de l’appareil reproducteur.
Par contre, à notre petit niveau, il y a tout de même des gestes à faire pour sauver ce qui peut encore l’être.
Mesdames, si vous voulez créer une petite ambiance propice aux câlins, désormais, il faut bannir les bougies parfumées, les huiles essentielles et les bâtons d’encens. C’est nocif. Le fumet d’un carton de pizza, par contre, c’est sans danger. Pensez aussi à vous démaquiller avant car les produits chimiques contenus dans le rouge à lèvres sont extrêmement nocifs. Attention, je n’ai surtout pas dit de bannir la turlute, hein !
Par contre, évitez de téléphoner à votre copine en turlutant Monsieur car les ondes des GSM sont dangereuses pour les roupettes.
Pour le petit repas romantique que vous allez préparer, pas de salade, de légumes verts, ni de fruits. Trop de pesticides, trop de nitrates, trop dangereux. Une bonne côte de bœuf, un magret de canard, ça c’est de la nourriture saine pour l’éclosion de votre future famille.
De même, il faut une hygiène intime irréprochable. Si madame à comblé la solitude pendant l’absence de Monsieur avec des carottes, des concombres ou des potirons, il faudra également effectuer un bon récurage car les pesticides s’accrochent facilement aux muqueuses. Par contre, attention, les spermatozoïdes étant très sensibles au pH, il faut se laver la cave avec un produit étudié pour. Pas de nettoyage de foufoune au Cilit gang-bang !
Pour terminer sur un petit conseil pratique à ceux qui veulent pondre des futurs cotisants pour leur propre retraite, il faut savoir que la qualité du sperme est optimale 48h après la précédente éjaculation. C’est là que la concentration en spermatozoïdes est la plus forte et que ces derniers sont le plus vivaces. D’ailleurs, on peut même s’en apercevoir visuellement : Le sperme est alors d’un beau blanc laiteux, compact mais pas grumeleux et c’est là qu’il a le meilleur goût. Un mélange de sucré / salé et d’amertume, un peu comme une sauce aigre-douce sans soja.
Par contre, après plusieurs éjaculations successives, le sperme devient grisâtre et translucide. Il n’y a en fait plus que du liquide séminal, donc pouvoir reproductif proche du néant. Et surtout, plus aucune protéine donc on ne retrouve que le goût salé des sels minéraux très concentrés, gout qui peut dénaturer ce que vous mangerez ensuite. Je vous conseille dans ce cas-là un trou normand au Calva, très efficace.

A l’inverse, ceux qui pensent qu’une longue abstinence favorise les chances d’enfanter, ils se mettent le doigt dans l’œil. Ou ailleurs. En effet, la durée de vie d’un spermatozoïde hors de tout acharnement thérapeutique, c’est entre 3 et 4 jours. Ensuite, il meurt. Monsieur a donc les testicules remplies de petites bêtes mortes qu’il va injecter dans le corps de Madame. Et les petites bêtes mortes, ça ne fait pas des bébés, ça fait des sédiments. Quand au goût, je ne vous le conseille pas non plus. Est-ce que vous mangeriez une huître morte depuis 5 jours ? non ? Et bien là c’est pareil.
Et n'oubliez pas : les enfants, c'est merveilleux.
Copuler pour le plaisir aussi, ceci dit...
A la semaine prochaine !
15:23 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : spermogramme, bas de contention, sperme aigre-doux
15.10.2008
Noble or Nobel ?
"Enfin les scientifiques suivant coutumes et us
Voulant me baptiser de par un nom latin
M'ont appelé Pithécanthropus Erectus
Erectus ça m'va bien moi qu'étais chaud lapin"
Serge Reggiani, L'homme fossile
Aujourd’hui encore, j’ai envie de me moquer un peu des scientifiques… Mais pas de tous ! Seulement des plus farfelus d’entre eux, ceux dont, souvent à raison, on se demande bien pourquoi ils ont initié telle ou telle recherche, quelle folie leur a traversé l’esprit lorsqu’ils ont publié tel ou tel résultat. Parce que attention, toutes les études citées ci-après ont été publiées dans des revues scientifiques ayant une certaine respectabilité.
Jeudi soir donc, les locaux de la prestigieuse Université de Harvard accueillaient une cérémonie où, pour une fois, on pouvait se poiler en toute bonne conscience. On remettait les prix « Ig. Nobel », récompensant les travaux scientifiques les plus ridicules, aussi rigoureux qu’inutiles.
« Ig. Nobel », en anglais, ça se lit comme « ignoble ». Le jeu de mots précise d’entrée le niveau du débat : nous sommes du côté obscur de la science. Celle qui se veut sérieuse mais qui nous fait bien rire, celle qui voulait faire avancer le monde et qui le fait surtout se plier en quatre. Ridicule, inutile, parfois dangereux mais toujours instructifs, les travaux à ne jamais tenter de reproduire chez vous ont depuis dix-huit ans leur récompense, contrepoids farfelu des Nobel suédois.
Parmi les 10 récompenses remises cette année, notons par exemple que le prix d’Economie a été remis à trois chercheurs de l’Université d’Albuquerque pour leur étude sur « l’influence du cycle menstruel des danseuses de peep-show sur le montant de leur pourboires ». Alors bien sur, ce que vous attendez, ce sont les résultats de l’étude. Et bien voilà : c’est en période d’ovulation que ces filles en petite tenue ramassent le pactole. Voilà une information qui va être bénéfique pour le bien de l’humanité, je pense ! A la rigueur, au vu de ce résultat, je ne peux que conseiller aux lectrices d’attendre le jour fatidique pour aller quémander une augmentation dans le bureau du patron. Oui, bien sur, nue sous leur tailleur et avec des poses équivoques, ça marche mieux.
En tout cas, si j’étais patron, ça marcherait mieux.

Je tiens tout de même à féliciter ce brelan de scientifiques qui a trouvé l’argument idéal pour assouvir en toute légalité son voyeurisme chronique et alimenter sa libido. Je suis tout même curieux de savoir combien d’expériences « sur le terrain » ont été menées et comment ils s’y prenaient. Est-ce qu’au moment du grand écart final ils examinent s’il y a du thon rouge dans la faille de San Andreas ?
Autre récompense remise cette année, le Ig. Nobel de chimie fut remis conjointement à deux équipes de chercheurs travaillant sur le même sujet. D’un côté, une équipe de médecins américains a démontré que le Coca-Cola est un redoutable spermicide lorsqu’il est utilisé pour une douche vaginale post-coïtale (rien que le terme est sensuel, non ?).
… C’est cela, oui….. Déjà rien que l’idée d’y avoir pensé, c’est être un peu bizarre, non ?
Et question pratique, y-a-t-il un mode d’emploi ? J’imagine qu’il faut bien secouer avant pour décrocher la pulpe du fond ? Ah non, zut, ça c’est Orangina. J’suis crétin, parfois ! D’un autre côté, je suis terre à terre, moi, je mets des capotes et le Coca je le bois.
…Euh, je le bois avant utilisation en intra-foufounaire, je précise.

Heureusement, à l’autre bout du globe (drôle d’expression car par définition, il n’y a pas de bout à un globe), une équipe taïwanaise a réussi à démontrer exactement l’inverse. Ouf !
… Ceci dit, ça signifie que eux aussi ont pensé que ça pouvait marcher, alors ? D’ailleurs, leurs résultats vont plus loin : « L’usage du Coca-cola dans le lavage post-coïtal est inefficace et pourrait causer des complications telles que des infections ».
Et des éructations vaginales inopinées ?
Et des caries sur la vulve si on ne prend pas du Coca Light ?
Il reste des questions ouvertes. C’est pas sérieux, ça, les gars !
Mais en France aussi, on a de la matière grise. C’est une équipe de l’Ecole vétérinaire de Toulouse qui a remporté le prix de Biologie, avec une étude prouvant que les puces de chien sautent plus haut que les puces de chat.
Passionnant, non ? et vital pour la survie de l’espèce, bien sur. Car sachez, pardon, apprenez qu’une puce de chien peut sauter 25 cm en hauteur tandis qu’une puce de chat culmine à 17 cm. Bon, je suis étonné qu’il n’y ait pas eu de contrôle EPO sur la puce du chien. Ca me semble manquer de rigueur, là.
D’ailleurs, la scientifique en charge de cette étude est très fière d’elle et a eu l’honneur d’être interviewée par TF1 et France 3 ! Sans montrer son cul en plus, ce qui est tout de même un exploit sur TF1.
Et la prochaine étude, c’est sur les morpions ?
Chaque année, ce sont dix diplômes qui sont décernés ce qui nous donne un palmarès des plus édifiants quant aux capacités de réflexions profondes de nos chers savants. Par exemple, l’an dernier, le Ig. Nobel de la Paix fut remis aux chercheurs du Air Force Wright Laboratory à Dayton (le laboratoire de l’armée de l’air américaine) pour leur travail de recherche et développement sur une arme chimique, la « bombe gay », qui rend les soldats ennemis sexuellement irrésistibles pour leurs frères d'armes !
Tiens, un remake de Brokeback Moutain ?
J’imagine les soldats en treillis harnachés dans leurs équipements et prêts à donner l’assaut le couteau entre les dents, et subitement, ils s’arrachent leurs vêtements, se mettent à courir dans les champs en se donnant la main, se mettent des fleurs dans les cheveux… Puis le dosage de la bombe gay étant trop fort, ils courent vers l’ennemi, le retourne et le sodomise à mort en lui récitant du Verlaine. C’est émouvant !
Par contre, la baïonnette comme sex-toy, il faut faire attention !
Dans le domaine de la Paix, on a encore plus fort : En 2005 le prix fut remis à Claire Rind et Peter Simmons, université de Newcastle, pour avoir étudié l'activité cérébrale d'une sauterelle pendant qu'elle regardait le film la Guerre des étoiles. La conclusion était (je résume un peu) que la sauterelle est un animal génétiquement pacifique.
Et que se passe-t-il si la Sauterelle regarde Microcosmos avec une congénère qui se fait bouffer par une mante religieuse ? La sauterelle, elle se pisse dessus de peur ou elle sort de la salle en laissant ses popcorns ?

Pour finir sur le Ig. Nobel de la Paix, rappelons qu’en 1996, il fut décerné à l’unanimité à Jacques Chirac pour avoir eu le bon gout de faire coïncider les festivités pour le cinquantenaire de Hiroshima et Nagasaki avec les derniers essais nucléaires français dans le Pacifique.
Je reviendrais prochainement sur ces récompenses de l'absurde car c'est un bon filon.
Cepedant, la semaine prochaine, retour au sérieux avec un nouveau petit cours d'Histoire de France.
Et ensuite, pour moi, ce sera.... Vacances !!!!
Soleil, rugby, rhum et copains, ça fleure bon le cockail réussi !
13:11 Publié dans Science sans conscience... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : thon rouge, douche post-coïtale, intra-foufounaire















